Le jour où la vie m’a mis un pied au cul, je me suis offusquée mollement.
Je lui ai dit : – La vie tu exagères… Tu es injuste. Je ne mérite pas toute cette violence, toute cette douleur.
J’ai négocié.

Elle ne s’est pas arrêtée pour autant.
Sans aucune pitié, elle m’a frappée à nouveau, cette fois beaucoup plus fort.
J’étais furieuse, c’est comme ça ! Quand on use de violence au bout d’un (très) long moment, je réplique. Je suis relativement vive.

Comme un cowboy, j’ai fait tournoyer mon gun autour de mon index :
– Dernier avertissement la vie ! Dégage ! Tu m’emmerdes !

Contre toute attente, elle est partie sans demander son reste.
Pas très maligne ! Je suis incapable d’écraser une araignée.

Puis, j’ai fermé la porte à clef, histoire de ne pas la voir se radiner.
J’ai mis ma plus belle robe et de la couleur sur des toiles vierges depuis bien trop longtemps.
Et puis… je cultive avec un acharnement féroce la joie, le bonheur et l’amour. J’en ai à revendre.
Elle ne m’aura pas la garce !
Tant pis pour elle !

larumeurestunnuagegris
« La rumeur est un nuage gris » Huile sur toile 61 X 61 cm

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